La botanique
- Le Pau'telier
- 8 mai
- 3 min de lecture
Au mois d’avril, je vous ai parlé de botanique. Le printemps est une saison idéale pour l’aborder (même si observer la nature peut et devrait se faire à toutes les saisons qui ont, chacune, leurs secrets à nous livrer;)). Je vais vous parler dans cet article de ce que je faisais avec mes enfants et avec les élèves à l’école, dans la philosophie Montessori pour découvrir et comprendre les plantes et les respecter.

Partir du concret
En pédagogie Montessori, la découverte du monde végétal ne se limite pas à nommer des plantes ou des parties de la plante comme on pourrait le penser si on ne voit que le matériel utilisé. Elle invite l’enfant à observer, manipuler et comprendre le vivant de manière structurée.
Dès le plus jeune âge, mettre les enfants au contact de la nature alimente leur curiosité. Cette curiosité est une compétence importante pour avoir envie d’apprendre. Lorsque l’enfant demande comment cela s’appelle, veut savoir comment une plante en produit une nouvelle… alors il est prêt et on peut l’accompagner sur le chemin de cet apprentissage. On observe, on touche/on cueille, tout en respectant l’environnement.
De retour à la maison, on s’amusait à les dessiner, parfois à les décortiquer. C’est le moment où l’on peut introduire du vocabulaire précis, scientifique car les enfants, même tout jeunes, adorent et mémorisent bien plus qu’on ne croit.
Les puzzles de botanique
Mal présentés, ces puzzles peuvent devenir de simples jeux de démontage, sans réelle portée pédagogique. Mais, bien utilisés, ils soutiennent le développement sensoriel, enrichissent le langage scientifique et posent les bases des sciences naturelles.
Les puzzles de botanique Montessori permettent de travailler la forme d’une feuille, la structure d’une fleur ou l’organisation d’un arbre.
Ce matériel appartient à la fois à l’aire sensorielle et au langage. L’enfant retire, examine puis replace chaque élément. Le geste est précis, l’œil s’éduque. Sans s’en rendre compte, il classe, compare et mémorise. L'autocorrection est présente : si une pièce ne "rentre" pas, l’ajustement visuel suffit à guider la correction.
Au-delà des gestes, l’enjeu est scientifique. Nommer « pétale », « nervure » ou « racine » construit un vocabulaire exact, loin des approximations.
Après l’observation de l’anatomie, comprendre le fonctionnement
Il est intéressant de poursuivre ce travail d’observation de l’individu vivant par du jardinage qui va nous permettre d’observer la croissance de cet être vivant.
Cela demande de la patience et du soin. C’est une des activités qui va faire prendre conscience à l’enfant qu’il faut respecter cette nature qui prend du temps pour se nourrir, grandir, se reproduire.
Avec les plus grands, on peut aborder la photosynthèse lorsqu’on se demande à quoi servent les feuilles. Cela leur montre alors qu'on a besoin des plantes ce qui est un autre argument pour leur apprendre à respecter et protéger cette nature.
Si on veut, on peut aussi proposer différentes petites expériences pour déterminer les besoins d’une plante et ainsi initier à la démarche scientifique qui demande de se poser des questions, d’émettre des hypothèses , de penser un protocole pour vérifier ces hypothèses et enfin tirer des conclusions.
De la nature à la création…
En parallèle, on peut utiliser la nature et laisser aller sa créativité ou parfaire sa culture artistique: de la peinture végétale, des empreintes végétales, du land art, des cadres fleuris, étude d’un artiste comme Arcimboldo, ou des natures mortes … de nombreuses possibilités s’offrent à vous pour proposer de belles créations à vos enfants! (Surveillez mes posts instagram ou facebook, il y a souvent des idées dans les ateliers que je propose ;-)).
Alors sortez, observez, jardinez, prenez votre temps! La nature a tant à nous offrir! En plus, la vitamine D est excellente pour le moral et on la produit en étant exposé à la lumière du soleil.
A bientôt pour d’autres aventures magiques !
Stéphanie.



Commentaires